About This Course
Le théorème de Modigliani-Miller (M&M) pose que, dans un marché parfait, la valeur d'une entreprise est indépendante de sa structure de financement (dette ou capitaux propres). Cependant, en intégrant la fiscalité, la dette devient avantageuse car les intérêts sont déductibles, créant un bouclier fiscal qui augmente la valeur de la firme.
Cette vision théorique est nuancée par les coûts d’agence, qui naissent des conflits d'intérêts entre actionnaires (propriétaires) et dirigeants (gestionnaires). Ces derniers ne cherchent pas toujours à maximiser la richesse des actionnaires, mais parfois leur propre confort ou prestige.
L’empire building est l’illustration parfaite de ce biais : un dirigeant peut privilégier une croissance excessive via des acquisitions non rentables pour accroître son pouvoir et sa rémunération. Pour contrer cela, l'endettement agit comme un mécanisme de discipline : le remboursement des intérêts limite le « cash-flow libre » disponible, forçant les managers à être plus rigoureux et empêchant les investissements de pure vanité.
En somme, la structure financière idéale arbitre entre les avantages fiscaux de la dette et les coûts de surveillance nécessaires pour aligner les intérêts de chacun.